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Le Paradis et l'enfer

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myo-chan

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MessageSujet: Le Paradis et l'enfer Mer 16 Jan - 17:40

Spoiler:
 




Le Paradis et l’Enfer

Vivaldi, Tchaïkovski, Mozart… Tous les grands compositeurs de musique classique étaient au rendez-vous pour cette soirée mondaine. Agnès soupira, attrapa une flûte de champagne qu’un serveur lui tendait. Pourquoi ses riches écoutaient-ils ce genre de musique ? Ces soirées mondaines étaient déjà ennuyantes alors pourquoi essayaient-ils d’assommer les invités en passant du classique ! Elle tourna la tête et aperçu sa mère et son père en grande discussion avec le maire de Kyoto. Son père était vêtu de l’un de ses plus beaux costumes taillé sur mesure et qui lui avait coûté des millions, quant à sa mère elle portait une longue robe rouge accompagné d’une parure de diamant. Combien avait coûté cette tenue et tout l’attirail ? Elle secoua la tête, il valait mieux pour elle qu’elle ne le sache pas à chaque fois qu’ils lui donnaient un chiffre elle se mettait dans tous ses états. Ses parents dépensaient des milliers de dollars pour être à la dernière mode alors que des millions de personnes mourraient de faim chaque secondes !
Elle vida sa coupe de champagne d’une traite et en pris une autre au passage. Elle tourna la tête de l’autre côté et aperçu sa petite sœur et son grand frère qui parlaient avec d’autres personnes sûrement des riches à en voir leur façon de se tenir et de parler… Elle analysa la tenue de sa sœur et de son frère. Contrairement à leur parent, Angie et Alexis portaient des tenus de soirées sans afficher leur richesse. Agnès s’était toujours posée la question au sujet du fait d’avoir été adopté avec son frère et sa sœur, non pas que physiquement ils ne ressemblent pas à leur parent mais à leur façon de voir les choses, les trois jeunes gens vivaient en total décalage avec la vision de leur parent. Le père d’Agnès était un riche homme d’affaire qui avait fait fortune dans le pétrole, il s’était lancé aussi dans l’hôtellerie et aussi dans l’aviation, en gros tout ce qu’il touchait se transformait en or ce qui n’avait rien d’étonnant étant donné la façon dont il se comporte avec les personnes qui lui barrent le passage. Il était réputé pour être un requin en affaire, sa devise était « mange tes ennemies avant de te faire manger toi ». Sa mère était le genre de personne à vouloir tout contrôler sa devise à elle était « Une dame digne de son rang doit toujours être impeccable » En gros une femme de riche doit toujours être très bien vêtus, ne doit en aucun cas travailler et doit dépenser tout l’argent que gagne son cher et tendre.
Agnès repensa à la tête qu’avait faite sa mère quand la jeune femme lui avait dit qu’elle comptait être peintre et en aucun cas se marier avec ce riche homme d’affaire, son visage avait passé au rouge. Et quand sa petite sœur avait balancé en plein repas de famille, qu’elle comptait ouvrir une agence d’acteur et de chanteur, sa mère avait avalé de travers sa boulette de viande frôlant la crise cardiaque tout en regardant de travers Agnès avant d’hurler sur Angie. Oui sa mère voulait tout contrôler, mais n’avait pas réussi à contrôler ses indomptables filles. Heureusement que son adorable de fils avait fait ce qu’elle lui avait demandé et était devenu procureur aussi non dieu seul sait ce qui serait arrivé à leur mère.
Son père avait accepté la décision de ses filles et avait regardé avec attention l’évolution de carrière d’Agnès et l’évolution de l’agence de sa cadette, il avait été très fier quand l’agence Eien était classée numéro un, des meilleurs agences aux côtés des plus grands, dernièrement elle avait réussi à signer sous son label un groupe de renommé du nom de Big Bang. La jeune femme était aux anges contrairement à son fiancé qui voyait ce contrat comme un contrat du diable. Le chanteur du groupe faisait que faire du rentre dedans à Angie et ça ne lui plaisait pas d’après les échos qu’elle avait pu entendre. Agnès se mordit la lèvre inférieure. Elle détestait se sentir ainsi, envieuse de la réussite professionnelle et personnelle de sa sœur, non seulement son agence marchait très bien et lui rapportait beaucoup mais en plus elle était fiancé à l’un des acteurs les plus en vogue depuis quelques années, Yusuke Yamamoto. Elle n’était pas jalouse du fait que sa petite sœur soit fiancé avec lui, en fait pour être sincère elle ne trouvait pas Yusuke à son goût, trop jeune, trop maigre. Elle était jalouse que sa sœur ait pu dévoiler ses sentiments à un gars de ce genre alors qu’Agnès n’arrivait même plus à regarder dans les yeux le gars qui l’obsédait depuis des années !
Elle se dirigea vers Alexis et Angie.
- Salut, dit-elle.
- Salut très chère sœur, tes mains sont toujours aussi resplendissante apparemment mère ne les a pas vu, c’est pour cela que tu es toujours parmi nous… vivante, ricana Alexis.
Agnès posa les yeux sur ses mains, elles étaient pleine de peinture, rouge, jaune, noir, bleu. Et merde, il restait plus qu’à rester les mains derrière le dos et éviter que sa mère ne s’en aperçoive pour éviter une scène en public.
- Tu peux parler Alex, tu as vu l’état de ta chemise ? T’as un gros trou ! Comment le fils d’Ava peut-il bien se trimballer ainsi, tu risques de faire honte à mère. Je me demande comment elle va réagir si elle l’apprenait, dit-elle d’un air malicieux.
- Tu crois qu’elle ferait une scène devant tous ses riches réunis ? Elle n’oserait jamais mettre la honte à son très cher fils.
Agnès serra sa mâchoire pour se taire. Même si elle adorait son frère et sa sœur les voir parler ainsi la désespérait.
- Arrêtez de parler comme ça.
- Au fait, pourquoi t’es pas venu à la dernière soirée mondaine ? Demanda Angie
- Et à la fête de papa ? poursuivit Alexis
- Et à la soirée caritative organisée par maman ?
- J’étais occupée, tu dois le savoir autant que moi Angie que lorsqu’on tient notre propre boutique on n’a plus autant de temps libre.
Elle porta son verre à ses lèvres pour mettre fin à la discussion. Pourquoi n’était-elle pas venue lors des précédentes soirées ? Parce que tout simplement c’était au-dessus de ses forces. Elle savait qu’il serait certainement là, au bras de cette pouffiasse qui mesure 1m90, avec une silhouette de mannequin et une chevelure à en faire damner n’importe qui. Elle aurait bien voulu éviter cette soirée aussi mais impossible de trouver une excuse, sa mère l’avait menacé de racheter son immeuble et de créer un orphelinat si elle ne se pointait pas à cette soirée. Elle jeta un coup d’œil, autour d’elle, pour essayer d’apercevoir la personne qui faisait de sa vie un véritable enfer et qui hanté ses nuits. Au lieu de ça elle vit Yusuke arriver avec un verre de coca à la main pour Angie et un verre de whisky sûrement pour lui. Il lui tendit à la jeune femme et l’embrassa sur la joue. Alexis dévisageait le jeune homme avec un petit sourire. Il s’apprêta à lancer une remarque sarcastique à Yusuke mais s’arrêta lorsque sa compagne arriva. Agnès essaya de deviner le nom de sa nouvelle petite ami Kumiko ? Kira ?
- Salut. Je suis Inoue, dit-elle en tendant sa main. Tu es un de mes acteurs préférés, j’ai bien aimé ton rôle dans Rescue, tu as du travailler dur pour avoir une silhouette aussi musclé.
Yusuke afficha un large sourire à la jeune femme contrairement à sa petite sœur qui fusillait Inoue du regard. Elle se posta devant son beefsteak et afficha un sourire très expressif qui voulait dire « Si tu t’approches de lui je te détruis » Agnès ne put s’empêcher de sourire devant cette scène. Ces deux allaient vraiment très bien ensemble. Jaloux, possessif sans trop l’être, les mêmes passes temps, adoraient les mêmes films, les mêmes endroits… Allait-elle rencontrer un gars qui irait parfaitement avec elle ? Certainement pas, elle allait mourir, vieille fille et seule, tout ça à cause de ce gars.
- Ah, Hideaki est enfin arrivé, au bras de sa déesse.
Agnès retient sa respiration et se retourna lentement dans la direction que lui montrait son frère. Hideaki Takizawa, le meilleur ami de son frère était arrivé. Alexis et Hideaki se connaissait depuis plus de 10 ans, ils avaient été en cours ensemble pendant 2 ans avant que le jeune homme rentre dans une agence pour idol. Cela n’avait pas empêché les deux jeunes hommes à continuer à se voir. Ils passaient leur temps libre ensemble, partaient en vacance ensemble, se soulaient ensemble. En gros ils faisaient tout ensemble, une amitié indestructible au grand bonheur des parents d’Agnès qui considéraient le jeune homme comme leur propre fils. Une fois la jeune femme avait entendu sa mère dire qu’elle aurait préféré avoir Hideaki comme fils qu’Agnès et Angie. Ça n’avait pas du tout attristé la jeune femme, en fait pour dire la vérité elle aurait préféré, comme ça elle n’aurait pas fait la connaissance du jeune homme et n’aurait pas été obsédé par ce gars !
Il se dirigea vers les parents d’Agnès et commença la discussion. Elle analysa la tenue vestimentaire de la femme qui tenait le bras d’Hideaki, robe échancré, décolleté plongeant qui laissait entrevoir son immense poitrine, le dos dénudé, une silhouette… parfaite. Elle devait le reconnaitre même si elle n’appréciait pas cette femme, elle la trouvait sublime. Elle posa ses yeux sur le jeune homme, il portait un pantalon noir et une chemise noire, ses cheveux étaient redevenus noir pour le plus grand bonheur d’Agnès. La jeune femme soupira attristé. Pourquoi la vie était elle aussi cruelle avec elle ? Elle aurait tant aimé être à la place de cette femme. Être agrippé au bras de Hideaki et ne jamais le lâcher. Quelques secondes après Hideaki se retourna et se mit à marcher dans leur direction toujours accompagné de sa « bimbo » et affichait un large sourire. Agnès tourna la tête à droite et à gauche. Il fallait qu’elle parte immédiatement, venir à cette soirée était déjà un supplice alors voir Hideaki au bras de cette femme c’était carrément… une torture ! Elle n’aurait pas la force de parler en face de lui et faire comme si de rien était comme elle le faisait chaque année, pas ce soir, pas maintenant !
- Salut, lança Hideaki.
- T’es en retard, mec. Dit Alexis.
- Salut Angie.
Angie ne répondit pas elle était trop occupée à dévisager la femme de 1m92 qui se tenait devant elle.
- Ah c’est vrai. Tu n’as pas encore rencontré Marya. Angie voici Marya, Marya voici Angie.
- Enchanté. Hideaki m’a dit que vous avez une agence de célébrité. Mon plus grand rêve est de faire carrière dans le cinéma.
- Il ne faut pas prendre ses rêves pour la réalité. Si vous voulez mon avis vous feriez mieux de continuer à être mannequin que de vous lancer dans le cinéma, votre visage est trop… commun.
Agnès sourit bêtement à la remarque de sa petite sœur. Non pas qu’elle cherchait à être désagréable avec elle… en fait si, sa petite sœur détestait toutes les filles qui mesurent plus de 1m73 et qui ont une silhouette de ce genre.
Hideaki se tourna vers Agnès et lui afficha un large sourire.
- Bonsoir Agnès. Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu.
- Oui, j’ai été assez occupé avec ma galerie d’art. Excuse moi je dois m’absenter.
Elle s’éloigna le plus vite possible du groupe et se dirigea vers les toilettes. Quelle idiote, j’ai été occupé avec ma galerie d’art. Pourquoi n’a-t-elle pas trouvé autre chose ! Sa galerie d’art était ouvert depuis 1 an, comment pouvait-elle être occupé à 21h du soir ! Et sa façon d’avoir pris la poudre d’escampette ! Elle avait marché droit devant elle ne sachant pas trop où aller et avait fini par atterrir aux toilettes. Elle se mordit sa joue pour essayer de reprendre le contrôle de son corps. Elle commençait à trembler de tout son être. Voilà le résultat qu’elle avait lorsqu’elle se trouvait à proximité du jeune homme. Tout son être réclamait Hideaki. Elle était victime de tremblement, de sueurs et de chaleur au bas ventre. Elle plongea son regard dans le miroir en se giflant mentalement. Il fallait qu’elle se reprenne. Hideaki était le meilleur ami de son frère. Hideaki était un frère pour Angie. Hideaki était un fils pour ses parents et ne pouvait en aucun cas être son amant. Les rêves qu’elle faisait chaque nuit ne se réaliseront jamais. Elle ne pourra jamais sentir son corps sur elle, elle ne pourra jamais embrasser son corps musclé, ni prendre son sexe dans sa main et encore moins le manipuler avec douceur et fougue.
- Et merde !
Et voilà qu’elle se sentait exciter ! Pourquoi avait-elle pensé à ses rêves, ce n’était vraiment pas le moment ! Il fallait vraiment qu’elle s’en aille, qu’elle rentre chez elle. Mais comment esquiver sa mère ? Elle était sûr à 100% que cette vieille harpie était en train de surveiller les sorties et puis si elle partait Hideaki risquerait de se poser des questions. Il devait déjà se poser des questions à ce moment précis après la scène de toute à l’heure. Oh non ! Avait-elle rougit comme une tomate quand il s’était adressé à elle ? Elle avait senti son corps monté en température à cet instant précis alors c’était fort possible. Elle plaça ses mains sur ses cheveux et se les ébouriffa par désespoir. A cet instant précis, elle aurait voulu être une petite souris et se cacher dans un trou pour s’éloigner du vilain chat. Enfin vilain n’était pas le mot adapté. Mignon ? Adorable ? Sexy ?
- S’est pas vrai ! T’es vraiment un cas désespéré Agnès ! Se dit-elle à elle-même.
Une vieille femme sortie à ce moment-là et dévisagea la jeune femme comme si elle était folle.
Génial, elle s’était mis la honte devant Hideaki maintenant devant une grand-mère qui connaissait très bien sa mère mais qui faisait style de ne pas connaitre Agnès. Elle tourna la tête se dirigea vers un fauteuil au fond des toilettes. Pas mal, il faut avouer, son père avait du style et aussi des idées. Qui aurait pensé à mettre des fauteuils dans les toilettes, des miroirs et un tabouret pour se repoudrer le nez dans chaque toilettes. Elle se dirigea vers le fauteuil, s’affala et sorti son portable. Elle ne pouvait pas partir de cette soirée très bien, elle resterait alors dans les toilettes et attendrait que Hideaki et sa copine mannequin mettent les voiles !

Une demi-heure plus tard, elle se trouvait toujours dans les toilettes à jouer à Tétris sur son téléphone portable, elle avait vu quasiment tous les invités passés dans les toilettes sauf sa petite sœur et sa mère à son grand soulagement. Elle ferma son téléphone portable et le rangea dans son sac à main avant de pousser un soupir de désespoir. Il fallait vraiment qu’elle sorte aussi non les gens qui avaient remarqué sa présence penseront qu’elle avait sûrement un problème de transit intestinale. Elle se regarda dans la glace et secoua la tête. A quoi bon essayer d’arranger ses cheveux, personne ne s’intéresserait à elle et encore moins Hideaki. Il serait probablement collé à sa Misaki. Elle se dirigea vers la porte.
- J’ai cru que tu avais eu un malaise.
Le corps d’Agnès se raidit en entendant la voix qui se tenait derrière elle. Elle prit une grande inspiration et se retourna. Hideaki se tenait accoudé contre le mur, un pied posé sur le mur et les bras croisés sur sa poitrine. Il se redressa et s’avança vers la jeune femme.
- Tu vas bien ? Ça fait une demi-heure que t’es enfermée là-dedans.
Pourquoi était-il ici ? Se doutait-il de quelque chose ?
- Ça va merci. Pourquoi tu n’es pas avec Misaki ?
- Marya.
- Pardon ?
- Ma compagne s’appelle Marya pas Misaki.
- Je ferai mieux d’y aller. Maman doit me chercher partout.
Agnès se retourna et se dirigea vers le hall.
- Est-ce que tu m’évites ?
Agnès se mordit la lèvre inférieure, ferma les yeux et respira un grand coup. Est-ce qu’elle évitait ? Non, pas du tout, elle avait juste passé trente minutes dans les toilettes parce qu’elle adorait le papier peint et les fauteuils ! Elle se retourna et essaya de sourire mais se ravisa lorsqu’elle sentit ses lèvres se fendiller. Elle ne pouvait même plus sourire !
- Pourquoi est-ce que je t’éviterai ?
- Je ne sais pas à toi de me le dire. Tu ne viens pas aux invitations que te fait ta mère, tu t’en vas quand j’arrive et là encore tu t’enfuis en me voyant.
- Je suis venue la dernière fois.
- Parce que je n’étais pas là.
- Tu te fais des idées.
- Je ne pense pas.
- J’ai été très occupé avec la Galerie d’art, si je n’ai pas pu venir lors des précédentes fêtes de ma mère c’est parce que j’avais des choses à régler et non pas parce que je t’évitais.
Hideaki se rapprocha et lui murmura à l’oreille.
- Tu mens très mal Agnès. Tu n’as jamais su mentir.
- C’est peut-être pour ça que je ne mens jamais. On ferait mieux de rejoindre les autres.
- Pas avant que tu me dises pourquoi tu m’évites.
- Ecoute, je… suis crevée, je passe mon temps à peindre et à m’occuper de la Galerie, et en plus de ça je déteste ce genre de soirée. Voilà t’es content ?
Hideaki la regarda droit dans les yeux. A en voir sa tête il n’était pas du tout convaincu.
- Trouve autre chose je ne suis pas né de la dernière pluie, même si plusieurs personnes pensent le contraire.
Agnès regarda à droite et essaya de trouver vite une autre excuse mais aucune ne lui vient à l’esprit. Depuis quand Hideaki était-il capable de lire en elle ? Il commençait à la connaitre plus qu’elle ne se connaissait elle-même et s’en était presque frustrant. Elle prit une grande inspiration et lâcha subitement
- Je n’aime pas ta nouvelle copine. Je suis désolé mais je trouve qu’elle n’est pas digne de toi.
Hideaki écarquilla les yeux en grand, apparemment il ne s’imaginait pas une telle réponse.
- Tu n’aimes pas Inoue ? Pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que cette fille n’était pas elle voilà pourquoi ! Ce n’était pas Agnès qui touchait ses lèvres si attirantes, ses cheveux si magnifiques, ses muscles si saillants, son sexe si… La jeune femme secoua la tête pour essayer de reprendre ses esprits.
-Ça suffit, j’en ai assez de tes excuses à deux balles, répondit sèchement Hideaki. Si tu ne veux pas me dire ce qu’il t’arrive, ce n’est pas grave… Moi qui croyais que je faisais partie de la famille, je me suis trompé.
Il tourna les talons et s’éloigna sans se retourner. Agnès sentit les larmes lui montrer aux yeux.
- C’est pour cette raison que je ne peux pas te le dire, imbécile ! Hurla-t-elle.
Hideaki se retourna étonner qu’elle se mette à hurler devant tous ses gens, il mit ses mains dans ses poches et se retourna. Agnès n’avait pas bougé et tremblait comme une feuille non pas de froid mais de frustration.
- Si seulement tu n’étais pas rentré dans cette famille ! Si seulement tu étais le frère d’Alexis et moi une inconnue qui n’avait jamais fait ta connaissance ! Pourquoi a-t-il fallut que ce soit toi ! Pourquoi es-tu rentrée dans ma vie ! Je n’arrive plus à dormir, je n’arrive plus à manger, je n’arrive même plus à voir mes parents sans me sentir gênder et avoir une discussion avec eux sans avoir peur qu’ils le découvrent ! Tu es en train de me rendre folle ! Est-ce que tu comprends ça ! Tu me détruis peu à peu, à chaque fois que tu apparais devant moi et que tu me souris, je perds une partie de mon âme. À chaque fois que tu présentes une de tes conquêtes une autre part mon âme s’en va également. Plus les jours passent et plus tu me détruis !
Hideaki cligna des yeux. Etait-ce une confession ? Venait-elle de dire qu’elle l’aimait ou le détestait ? Tout ce qu’il avait compris c’était qu’elle aurait préféré ne jamais le connaître, qu’elle aurait préféré qu’il soit de la famille et elle personne et que merde... Elle…Pourquoi ne l’avait-il pas vu venir ! Il aurait dû s’en douter, le fait qu’elle l’esquive, qu’elle tourne le regard quand il lui parle. Pourquoi lui disait-elle tout ça d’un coup ? Pourquoi ne lui en avait-elle pas parlé avant !
- Vous êtes là ?
Yusuke apparut et mit fin à sa réflexion et à la réponse qu’il cherchait.
- Ava va bientôt faire son discours et elle veut que tu sois sur l’estrade à ses côtés, Agnès. Poursuivit-il.
- Désolé mais je dois y aller. Dis-lui que j’ai une indigestion et que j’ai dû rentrer.
Elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie sous le regard de Hideaki. Devait-il courir après elle ? Oui mais Marya, il n’allait tout de même pas la laisser seule ici alors qu’elle ne connaissait même pas les personnes qui se trouvait dans cette soirée. Yusuke, posa sa main sur l’épaule du jeune homme pour attirer son attention.
- Une fille t’a déjà dit qu’elle aurait préféré ne jamais te connaitre ?
- Jamais. Pourquoi ?
- et si elle te disait que tu lui détruisais son âme peu à peu à chaque fois que tu lui présentais tes conquêtes.
- Si une femme me balancerait ça, ça voudrait tout simplement dire qu’elle m’aime. Pourquoi quelqu’un t’a dit ça ?
- Angie. Comment s’est-elle prit pour te dire qu’elle t’aimait et qu’elle voulait sortir avec toi ?
- Elle ne me l’a pas dit.
- Quoi ?
- C’est moi qui lui ai demandé de sortir avec moi en premier même si les gens pensent le contraire. La première fois que je l’ai vu j’ai eu le coup de foudre. Elle était vraiment magnifique avec ses cheveux ébouriffé et sa salopette voilette.
Yusuke afficha un large sourire en se remémorant ce jour-là.
- Comment elle t’a dit alors qu’elle t’aimait.
- En m’écrivant un script et en me le mettant dans ma boite aux lettres.
- Un script ?
- Ouais. C’est Agnès qui t’as dit ça ?
- Quoi ?
- Angie dans ce script elle a parlé aussi de son âme également, apparemment le père des filles leur a appris à dévoiler leur sentiment de cette façon... Allons-y avant que le discours ne commence.

Ce n’est pas vrai à quoi avait-elle pensé à tout balancé d’un coup comme ça ! Elle et sa grande bouche ! Il devait la prendre pour une folle ou pire pensé à elle à cet instant avec un sentiment de pitié. Trois jours étaient passés depuis cette soirée et elle n’avait pas eu de nouvelle. D’un côté elle était attristée mais de l’autre soulagé. Elle ne se sentait pas capable de croiser le regard du jeune homme. Son téléphone sonna. C’était sa mère, elle n’arrêtait pas de la harceler pour lui répéter qu’il y avait une autre soirée de charité en fin de semaine et qu’elle devait y assister. Dans l’après-midi elle reçut un coup de téléphone d’Angie. Elle voulait récupérer un CD qu’elle avait prêté à Hideaki il y a un mois de cela mais ne pouvait pas aller chez le jeune homme. Agnès avait essayé de trouver des excuses mais sans succès elle ne pouvait pas mentir et encore moins refuser d’aider sa jeune sœur. Elle sortit de son appartement à 19h et se dirigea vers la maison de Hideaki. Elle sonna à la porte mais personne ne répondit, elle contourna la maison et chercha le double de clé qui était caché sous un pot de fleur. Elle ouvrit la porte et entra à l’intérieur. Elle longea le couloir et regarda à sa droite où se tenait la piscine. Elle entendit des bruits, quelqu’un était un en train de nager. Marya ? Hideaki ? Elle franchit la porte en retenant sa respiration. Il y avait bien quelqu’un en train de nager dans la piscine. C’était Hideaki. Il émergea de l’eau, et regarda Agnès avec étonnement.
- Angie m’a demandé de venir chercher un de ces CD. Elle en a besoin demain et n’a pas pu venir le chercher.
- Je n’ai pas de CD d’Angie.
- Quoi ? Elle m’a pourtant dit que tu…
- Tu as du mal comprendre.
Agnès ne put détacher son regard lorsqu’il sortit de l’eau. Sa musculature était vraiment parfaite. Ses pecs, ses abdominaux, ses clavicules, tout en lui l’excitait.
- Désolé de t’avoir déranger alors.
Elle s’apprêta à partir mais Hideaki la rattrapa par le bras, l’obligeant à se retourner.
- Il faut qu’on parle.
- Désolé mais je n’ai rien à te dire.
- Agnès merde ! Tu n’as rien à me dire ? Tu me balances en pleine tronche que tu es amoureuse de moi et tu crois que je vais faire comme si je n’avais rien entendu ?
- Oublie ce que je t’ai dit. J’ai été stupide de penser que tu pourrais peut être me trouver attirante ou même me voir autrement que comme la sœur d’Alexis. Apparemment ce n’est pas le cas. La réalité est dure à affronter ça m’a fait redescendre sur terre…
- Pas attirante ? Putain Agnès.
Il attrapa sa main et la plaça sur son sexe en érection.
- Tu crois que je ne te trouve pas attirante ? À chaque fois que je te vois je suis obligée de penser à mon meilleur ami pour m’empêcher de bander. Tu es tellement attirante que lorsque je ferme les yeux et que ton visage apparait, mon sexe est au garde à vous ! Chaque matin je me réveille en pensant à toi je me masturbe et tu crois que tu n’es pas attirante et que je ne pourrais pas te voir autrement que la petite sœur d’Alex ? Tu te trompes !
Agnès n’osait plus bouger. Venait-il de dire qu’il se masturbait en pensant à elle ? Impossible, les rêves, les fantasmes qu’elle faisait depuis plus de 9 ans… lui aussi les faisait ? C’était absurde était-elle en train de rêver ? Depuis le premier jour où elle la rencontré elle n’avait cessé de faire des rêves érotiques, de penser à la possibilité de faire de lui un amant. Jamais elle n’aurait pensé que tout ça devienne réalité.
Hideaki s’approcha de la jeune femme, lui caressa la joue et l’embrassa à pleine bouche.
- Tu es si belle, murmura-t-il entre deux baisers.
Agnès mit ses bras autour de son cou, elle s’adonnait à son baiser si sensuel, si doux. C’était exactement comme dans ses rêves mais en mieux. Il fit glisser ses mains le long de ses bras et les posas sur les fesses de la jeune femme. Agnès fit de même avec ses mains, parcourant le long de son dos musclé, ses biceps, ses fesses. Au bout d’un moment Hideaki commença à défaire les boutons du chemisier un à un tout en continuant à l’embrasser. Au bout de quelques secondes, elle se retrouva nue devant lui. Hideaki se recula et se mordit sa lèvre inférieure en voyant ce qui se trouvait sous ses yeux. Jamais dans sa vie il n’avait pu contempler une si pure merveille. Elle était si belle. Il la souleva, elle enroula ses jambes autour de ses hanches et l’amena sur le canapé qu’il avait acheté un mois plus tôt pour le mettre dans la pièce piscine.
Agnès tendit la main pour attraper son énorme sexe lorsqu’il ôta son maillot mais Hideaki le lui en empêcha, non pas que ça le répugnait mais parce qu’il voulait lui faire du plaisir avant qu’elle ne prenne son sexe à pleine bouche. Il se pencha pour embrasser sa bouche, descendit et embrassa ses clavicules, chacun de ses seins en n’oubliant pas de mordiller les tétons. Il poursuivit son exploration un peu plus au sud et embrassa son ventre plat. Une fois à destination, il leva les yeux vers Agnès pour garder le contact avec elle mais elle était déjà au paradis. Un paradis qui allait se transformer en enfer. Il lui écarta les jambes et aussi ses lèvres. Il retient sa respiration devant un si beau spectacle. Il passa sa langue sur ses lèvres avant de plonger dans le jardin d’Eden. Il commença à la lécher, la happer, la mordiller, lui titiller le clitoris. Agnès se mordit la joue pour s’empêcher de crier mais lorsqu’il rentra deux doigts en elle tout en continuant à la lécher elle ne put retenir ses cris.
- Hideaki, je ne vais plus tenir longtemps. Je te veux en moi. Je te veux corps et âme.
Il céda à son supplice. Hideaki alla chercher un préservatif, arracha l’emballage de ses dents et essaya de l’enfiler mais impossible ses mains tremblaient trop d’impatience. Agnès vient à son secourt, elle lui attrapa le préservatif et lui enfila de ses mains experte. Hideaki s’allongea sur elle tout en veillant à ne pas l’écraser et écarta ses cuisses de ses hanches. Il l’embrassa ensuite et lui murmura à son oreille.
- Mon corps et mon âme t’appartiennent dès le premier jour où je t’ai vu.
Il s’introduisit en elle sans prévenir. Agnès poussa un gémissement de plaisir. Hideaki continuait de l’embrasser tout en continuant ses vas et vient, allant en elle profondément, se retirant à la limite de sa paroi vaginale ce qui avait le don de la rendre folle. Oui, elle était folle, folle de cet homme, folle de son sexe, folle de sa façon de lui faire l’amour. Il recommença sa torture, le jeune homme s’enfonça profondément en elle et se retira à la limite de sa paroi. Agnès enfonça ses ongles dans les fesses du jeune homme pour qu’il arrête de lui faire vivre cet enfer car oui c’était un véritable enfer. Un mélange de Paradis et d’Enfer. Il poussa un grognement et arrêta de jouer le fils de Satan. Il accéléra son rythme, Agnès se cambrait et suivait son mouvement ainsi que le canapé qui martelait contre le mur. Si ça continuait comme ça le mur allait finir par céder. Agnès s’apprêta à lui griffer les fesses une secondes fois mais Hideaki attrapa ses mains et les lui plaça au-dessus de sa tête tout en les serrant dans les siennes. Au bout de quelques minutes, Hideaki et Agnès arrivèrent tous les deux au Paradis. Il s’effondra sur elle à bout de souffle, en sueur, épuisé et comblé. Agnès était également comme ça, elle était aux anges, jamais elle n’avait fait l’amour de cette façon jamais elle n’avait atteint l’orgasme, pas une seule fois depuis qu’elle avait perdu sa virginité. Elle s’était même fait une idée. Le sexe est fait que pour faire du plaisir aux hommes. Elle pensait à ça mais maintenant sa façon de voir les choses a changé. Hideaki était vraiment un dieu au lit enfin ici c’était plutôt un dieu du canapé. Il savait exactement ce qu’elle voulait. Elle afficha un sourire béat et baissa les yeux vers Hideaki qui était en train de dormir sur elle.

Agnès se réveilla en sursaut en entendant le bruit d’une sonnette. Avait-elle rêvé ? Est-ce que cette partie de jambe en l’air était en définitif qu’un fantasme ? Elle ouvrit les yeux et analysa l’endroit où elle se trouvait. Elle n’était pas dans une piscine mais dans une chambre avec un énorme écran plasma accroché au mur. Un autre bruit de sonnette se fit entendre et un grognement sourd s’échappa de dessous la couette. Elle se figea lorsqu’elle sentit une main se poser sur son ventre. Par pitié, dites-moi que c’est Hideaki et pas le livreur de pizza, supplia-t-elle intérieurement. Elle souleva la couette et soupira de soulagement lorsqu’elle vit Hideaki. La sonnette retentit de nouveau. Le jeune homme se redressa en ronchonnant.
- Putain, c’est qui ce con qui vient faire chier à 9h du mat !
Il se leva, Agnès avala sa salive lorsqu’elle le vit tout nue. Il était vraiment magnifique. Il attrapa sa robe de chambre et se dirigea vers l’interphone. Il revient deux secondes plus tard blanc comme un linge.
- C’est Alex.
Agnès sauta hors du lit rassembla ses affaires et les enfila en quatrième vitesse. Comment est-ce que ses affaires étaient arrivées ici ? Et comment était-elle arrivée dans ce lit alors qu’ils s’étaient endormis à la piscine ? Elle secoua la tête pour chasser toutes ses questions ce n’était pas le moment de se poser des questions. Hideaki s’habilla également en quatrième vitesse. La sonnette se mit à sonner encore et encore sous les doigts impatients d’Alexis. Hideaki ouvrit la porte en grand lorsqu’Alexis s’apprêtait à utiliser ses poings
- Merde ! Je peux savoir ce que tu foutais ? J’ai failli prendre racine ! Au fait pourquoi il y a la voiture d’Agnès dans ton allée, elle est là ?
- J’étais occupé à montrer la piscine à ta sœur.
- Je suis venue récupérer le CD d’Angie, elle en a besoin tout à l’heure.
Alexis fronça les sourcils et regarda sa sœur d’un air septique.
- Si t’es venue chercher un CD alors pourquoi t’as les mains vides ?
- C’est parce que je n’ai pas son CD, dit Hideaki calmement.
Agnès regarda Hideaki du coin de l’œil. Il jouait vraiment bien la comédie, s’en était presque effrayant. Comment pouvait-il être aussi calme ?
- Bon, je vais vous laisser, je dois passer chez Angie pour lui dire que son CD a disparu.
Agnès s’éloigna à pas de course sous le regard d’Alexis. Hideaki se poussa de la porte d’entrée pour le laisser passer.
- Alors pourquoi t’es venue aussi tôt ?
- Je suis venu te ramener ta bagnole et te demander pourquoi tu avais rompu avec ce top model mais maintenant je commence à comprendre pourquoi…
- Alex il faut qu’on parle.
- De quel sujet ? Que toi et ma sœur me mentez ou que tu t’envoies en l’air avec ma petite sœur ?
Hideaki ouvrit les yeux en grand, étonné de savoir qu’il sache.
- Je ne suis pas né de la dernière pluie, poursuivit Alex. Tu as beau être un très bon acteur, ma petite sœur ne l’est pas. Et puis il faut être miro pour ne pas voir ce qu’il se passe.
- Quoi ?
- Une dernière chose, tu as beau être mon meilleur ami, si tu fais du mal à Agnès, je te détruis.

« Je suis venue chercher un CD » Quelle cruche ! Autant lui dire qu’elle avait couché avec Hideaki qu’elle honte et quand il lui avait fait remarqué qu’elle partit sans CD elle avait regardé ses mains bêtement sans savoir quoi répondre heureusement qu’Hideaki était venu à sa rescousse. Elle allait devenir folle ! Pourquoi avaient-ils menti ? Pourquoi avoir caché le fait qu’ils s’étaient envoyés en l’air ? Ils étaient adultes après tout ! Il fallait qu’elle le dise à quelqu’un. Il fallait qu’elle libère sa conscience et qu’elle se fasse rassurer. Elle avait envie d’entendre que ce n’était pas que pour une nuit. Elle se dirigea vers la résidence d’Angie. Lorsqu’elle sonna à la porte, Yusuke l’ouvrit en grand avec un air menaçant. Il était en caleçon. Agnès déglutit en voyant ses muscles et ses abdos si parfaitement dessiner.
- Angie est là ? Demanda Agnès.
- Tu tombes mal ! Je dirai même très mal ! On était prêt à s’envoyer en l’air, repasse dans deux heures ! Ronchonna Yusuke.
Décidément la franchise d’Angie s’était déteint sur lui. Elle aperçut sa petite sœur par-dessus l’épaule du jeune homme.
Elle le poussa pour entrer et se dirigea dans le salon. Agnès entendit sa petite sœur dire à Yusuke de se calmer. Elle rejoignit Agnès sur le canapé. Yusuke se plaça à côté d’Angie et posa sa main sur la cuisse de la jeune femme.
- Pourquoi tu m’as dit que Hideaki avait ton CD ! Demanda Agnès.
- Pourquoi ce n’est pas le cas ? dit Angie d’un air malicieux.
- Angie !
- J’en déduis que tu t’es envoyée en l’air avec lui.
- À en voir sa tête on dirait que oui, dit Yusuke en se mettant à embrasser Angie dans le cou.
- Excusez-moi, mais je suis là ! Si vous continuez à vous tripoter, je vais finir par être excité !
- Qu’est ce qui te tracasse, grande sœur ?
- Pourquoi tu as fait ça ?
- Ce n’est pas ce que tu voulais ?
- Oui enfin non. Je ne sais pas ! Je le voulais oui mais je ne voulais pas d’une histoire sans lendemain !
- Ce n’est pas une histoire sans lendemain, affirma Angie.
Agnès soupira c’était pour cette raison qu’elle était venue voir sa petite sœur. Elle voulait l’entendre dire de la bouche de quelqu’un d’autre, alors pourquoi n’était-elle pas rassurée ?
- Qu’est ce qui te fait dire ça ?
- Parce qu’il me l’a dit, répondit Yusuke. Ce gars ta dans la peau. Et puis s’il n’en avait rien à foutre de toi il n’aurait pas largué Marya.
- Il a fait quoi ?
- Il n’est plus avec cette fille, répéta Angie.
Un léger bonheur envahit Agnès pendant un court instant. Pourquoi avait-il largué cette fille ? Est-ce qu’il ferait la même chose avec elle une fois qu’il se lasserait d’elle ? Le téléphone sonna, Angie décrocha sous le regard inquiet d’Agnès. C’était sûrement Alexis. Alexis était intelligent, s’était fort probable après tout Alexis était la personne la plus intelligente qu’elle ait connue. Il était carrément impossible pour elle de lui mentir. Angie raccrocha et alla se rassoir sur son canapé. Agnès commença à bouger ses jambes impatientes de savoir qui s’était. Angie resta de marbre.
- C’était qui ? Alex ? Questionna Agnès
- Il s’est bagarré avec Hideaki. Alex n’a rien d’après ce que maman à dit. Elle veut qu’on aille de suite à la maison, il parait que papa est furieux.
- Hideaki n’a rien ?
- Il vaut mieux que tu l’oublies Agnès. Ce gars s’est vanté de t’avoir baisé à en perdre haleine, c’est ce qu’il a dit à Alexis et c’est pour ça qu’ils se sont battus.
Yusuke et Angie allèrent se changer pendant qu’Agnès était en train de se poser une multitude de question. Est-ce qu’il avait vraiment fait ça ? Est-ce qu’Hideaki s’était vanté d’avoir couché avec elle, et devant son frère qui plus est. Non impossible Hideaki n’est pas ce genre de personne. Cette nuit n’était pas qu’une histoire de sexe, il y avait plus que ça. Enfin c’est ce qu’elle espérait du plus profond de son âme.

Angie ouvrit la porte de la résidence de leur parent et se dirigea vers le salon où attendait leur parent et Alexis. Agnès regarda sa mère qui n’osa même pas la regarder, son père qui affichait un visage rempli de colère à la limite de l’explosion tant qu’à son frère il la fusillait du regard.
- Assis toi ! Hurla son père.
Agnès ne se fit pas prier, elle alla s’assoir à côté de sa petite sœur. Le dos droit et les mains sur les genoux. Elle expira une grande bouffé d’air et attendit que la tornade se déclenche.
- Comment as-tu pu faire ça ! Finit par dire Alex. Tu es ma sœur et lui est mon meilleur ami ! Tu sais comment il est ! Tu sais très bien qu’il n’a aucun respect pour les filles. Depuis que je l’ai rencontré il est sorti avec une multitude de fille les changeant chaque semaine ! Tu t’attendais à quoi qu’il accourt vers toi juste après avoir couché avec lui ?
- Alexis calme toi, dit son père froidement. De tous mes enfants, tu étais un de mes plus grands espoirs. Quand on te disait de faire ça tu faisais le contraire pour te montrer indépendante et rebelle. Tu as incité ta petite sœur à te rebeller et c’est ce qu’elle a fait. J’étais fier de toi pour ça même si ta mère était furieuse.
- Chérie ! Ne l’encourage pas ! dit sa mère.
- Laisse-moi finir ! J’étais fier de toi jusqu’à maintenant. Mais aujourd’hui tu m’as déçu.
Agnès sentit la moutarde lui monter au nez mais elle se tut attendant qu’il termine. Il y avait une chose qu’on devait savoir dans cette famille c’est que lorsque le père parle il vaut mieux se taire et attendre qu’il donne la parole.
- Je ne veux plus que tu voies ce garçon. Il ne fait plus parti de la famille, ais-je bien été clair ?
- Papa, je…
- Il n’y a pas de « je » ! Ce garçon n’est pas digne de toi ! Il s’est vanté devant ton frère de sa soirée avec toi ! Il n’a aucun respect pour toi !
- C’est faux ! dit-elle en bondissant sur ses pieds.
Angie leva les yeux vers sa grande sœur étonné qu’elle réagisse ainsi, elle qui était la plus calme de tous devant son père, elle commençait à perdre patience. Elle regarda autour d’elle et poussa un soulagement lorsqu’elle ne vit rien de dangereux à la portée de la main d’Agnès, elle était bien capable d’envoyer un pot de fleur à pleine figure à son père...
- Tu ne le connais pas comme je le connais !
- Comment oses-tu ! Je l’ai vu grandir ici depuis plus de 10 ans ! Je le connais plus que je te connais !
Agnès contracta sa mâchoire et se rassit essayant de retrouver son calme. Elle prit une grande inspiration et poursuivit.
- Tu te souviens, lorsqu’on était enfant de ce poème que tu avais fait, parce qu’on ne comprenait pas la signification du mot « aimer »
- Bien sûr que je m’en souviens ! Je ne suis pas encore sénile !
- « L’amour est un soleil
L’amour est mont et merveille
Lorsque tu fermeras les yeux
Tu ne feras qu’un seul vœu
Le vœu d’être à ses côtés
Car ton âme ne réclame qu’une chose
Rester avec lui en toute impunité
Quand ce moment viendra, tu ne seras plus morose
Tu diras haut et fort à quel point
Ton âme et ton cœur ne peuvent aller plus loin
Sans crier au monde entier
Je t’aimerai pour l’éternité »

Yusuke regarda Angie avec un léger sourire. C’était le même poème qu’il y avait dans le script de sa boite aux lettres le jour où elle avait dit qu’elle l’aimait. Cette famille était très particulière, il fallait l’avouer. Le jour où il avait demandé à sa mère qu’est-ce que c’était d’aimer elle avait répondu « L’amour s’est être en manque d’une personne, si tu ne peux passer moins de cinq minutes sans penser à elle c’est que t’es foutu ! » Le père d’Angie contrairement à sa mère, leur avait fait un poème émouvant, romantique et compréhensible enfin sauf certain mot qu’aucun gamin de 7 ans ne puisse comprendre….
- Je ferme les yeux et je le vois. Je dors et je le vois. Quand je fais des vœux ça a toujours un rapport avec lui. Mon âme, mon cœur et mon corps ne réclament qu’une chose c’est d’être avec lui. J’ai envie de crier au monde que je l’aime depuis le premier instant que je l’ai vu. Ne me demande pas de ne plus le voir, parce que ça me détruirai ! C’est ce que tu veux ? Perdre une de tes filles ?
- Roméo et Juliette, murmura Angie.
Agnès ignora la remarque de sa sœur. Si elle devait jouer le dernier acte de Roméo et Juliette alors elle le ferait. Merde en y repensant ça tournait comme Roméo et Juliette, lorsque les deux amants ne peuvent exprimer leur amour librement. Elle secoua la tête. Il manquait plus que ça qu’elle déraille mentalement ! Elle regarda son père et essaya de déchiffrer ses pensées sans aucun succès elle poursuivit.
- Papa, je…
- Jusqu’où es-tu prêt à aller pour rester avec lui ?
- J’irai en enfer pour rester avec lui, même si je dois partir du Paradis.
La mère d’Agnès afficha un visage horrifié ce qui n’était pas étonnant étant donné le fait que sa mère était très religieuse et dire le mot « Enfer » dans sa propre maison était synonyme de « pour la destruction des tortues des mers ». Oui sa mère adorait les tortues, elle en faisait même la collection, un passe-temps que les deux sœurs ne comprenaient pas.
- Est-ce que cette réponse te suffit Takizawa-kun ?
Agnès cligna des yeux et regarda son père. Avait-il prononcé Takizawa ?
- Cette réponse me convient très bien.
Hideaki apparut dans la salle à manger. Agnès se leva d’un bon et regarda le jeune homme et ensuite sa famille, ne comprenant pas ce qui se passait. Angie qui était en train de rigoler se leva et donna des explications.
- Tu es une tête brûlé. Depuis 10 ans tu te dis dans ta tête que tu es amoureuse de Takizawa mais pas une seule fois tu as osé le lui avouer ou même nous le dire à nous. Depuis 10 ans on attendait le jour où, tu te battrais pour lui. On a failli désespérer à un moment, j’ai même pensé que tu ne l’aimais pas et j’étais prête à abandonner. Jusqu’à ce gala de charité où Yusuke à tout entendu.
Alex se leva à son tour et s’approcha d’Hideaki.
- Angie m’en a parlé et a monté un scénario de toute pièce, le coup du CD sachant que tu ne refuserais pas d’aller le récupérer si elle te le demandait, pour une raison inconnu notre très chère petite sœur avait prémédité le fait que tu couches avec lui vas savoir comment elle a su.
- J’ai consulté les astres, ricana-t-elle.
- Bref, une fois le plan A effectué il fallait passer au plan B et savoir vraiment si tu tenais à lui et savoir jusqu’où tu irais. C’est pour cela qu’on a inventé la fausse bagarre et tout ça.
Agnès fusilla du regard sa petite sœur qui était dans les bras de Yusuke.
- Où est le plan C ? Demanda-t-elle. Il y a toujours un plan C avec vous deux.
- C’est moi le plan C, dit Hideaki en s’avançant vers elle. Je t’ai aimé le premier jour où j’ai posé mes yeux sur toi, je pensais que jamais tu ne m’aimerais comme je t’aimais moi. À chaque fois que je te voyais au bras d’un gars j’avais envie d’hurler et de me jeter d’un haut d’un immeuble.
Il lui caressa sa joue et poursuivit.
- Quand ton frère est venu ce matin et qu’il m’a exposé son plan j’ai voulu en faire partie parce que je suis un lâche, et que je n’aurais jamais eu le courage de t’avouer mes sentiments si tu ne le faisais pas en premier. Je t’aime Agnès. C’est ça mon plan C. Je t’aime.
Il s’approcha ses lèvres et l’embrassa passionnément sous le regard de ses parents. Son père afficha un large sourire sous le regard scandalisé de sa mère.
- Bien il est temps de passer à table les enfants. Chérie as-tu fais autre chose que du thon ?
La mère d’Agnès se figea et commença à rouspéter après son mari.
- Pourquoi veux-tu que je fasse autres chose à manger ! Ce sera du thon pour tout le monde.
- Rectification ce sera du thon pour tout le monde sauf pour Angie, le mercure que les thons ramassent est trop dangereux.
- Voyez-vous ça ce monsieur regard la chaine air et nature et il se croit un expert en la matière. J’ai toujours mangé du thon dans ma grossesse, ça ne m’a pas empêché de faire des enfants têtus et en bonne santé !
Alexis recracha son whisky sur Hideaki et regarda Angie, Yusuke puis ses parents.
- De quoi est-ce que vous parlez tous les deux ? Demanda-t-il.
Agnès recula et regarda sa sœur des pieds à la tête, maintenant qu’ils le disent, Angie avait quelque chose de différent, mais quoi ce n’était pas son ventre en tout cas.
- Quoi. Vous pensez que vous êtes les seuls à voir tout ? On n’est pas né de la dernière pluie, on vous a élevé tout de même. Réplica sa mère sèchement.
Son père s’adossa sur son fauteuil.
- Comment est-ce que… demanda Yusuke étonné.
- vous l’avez su ? Premièrement Angie bois toujours de l’alcool pendant ce genre de soirée parce qu’elle s’ennuie et que ça fait soit disant passer le temps hors depuis un mois elle ne bois que de l’eau. Deuxièmement, elle ne supporte plus les odeurs c’est pour ça qu’elle met sa mains sur son nez.
- En y repensant c’est vrai que tu fais ce geste assez souvent ses temps –ci. Confirma Agnès.
Son père se mit à rigoler.
- Tu as beau essayer de ne pas ressembler à ta mère, tu as les mêmes manies qu’elle lorsqu’elle était enceinte. Quoi qu’il en soit, portons un toast au nouveau venu dans la famille et à notre descendance.


Fin


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Le Paradis et l'enfer

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